Les Misérables

Les Misérables

Nick Cartell dans le rôle de Jean Valjean

Digne, 1815 : Le protagoniste Jean Valjean, No 24601, est finalement libéré après 19 ans de travaux forcés, dont 5 pour avoir volé un pain et 14 pour avoir tenté de s’échapper. Le policier Javert lui donne un passeport jaune, qu’il faut toujours montrer. Jean Valjean quitte Toulon plein d’espoir d’une nouvelle vie, mais il découvre bien vite que son passé de forçat le fait rejeter partout : s’il trouve du travail, il ne reçoit que la moitié du salaire et aucune auberge ne le reçoit. Seul, l’évêque de Digne lui donne à manger et un lit pour la nuit. Mais Valjean, enhardi par sa longue captivité à Toulon, le repaye en lui volant son argenterie. Capturé, on le ramène à Digne. L’évêque, qui connaît le passé de Valjean, ment pour le sauver et lui donne aussi deux chandeliers en argent. Il lui demande de recommencer une vie honnête avec cet argent. Valjean, stupéfié par la pitié de l’évêque, s’engage à suivre la demande de l’évêque.

Musique : Claude-Michel Schönberg
Livret : Claude-Michel Schönberg et  Alain Boublil
Paroles : Herbert Kretzmer
Mise en scène : Laurence Connor et James Powell
Nouvelles orchestrations : Christopher Jahnke, Stephen Metcalfe et Stephen Brooker
Chorégraphies : Micheal Ashcroft et Geoffrey Garratt

Distribution :
Nick Cartell (Valjean)
Josh Davis (Javert)
J Anthony Crane (Thénardier)
Allison Guinn (Mme Thénardier)
Melissa Mitchell (Fantine)
Matt Shingledecker (Enjolras)
Joshua Grosso (Marius)
Jillian Butler (Cosette)
Ashley Dawn Mortensen (Éponine)
Sophie Knapp (petite Cosette)
Julian Emile Lerner (Gavroche)
Zoe Glick (petite Éponine)
Andrew Maughan (l’ Évêque de Digne, Lesgles, Loud haller)
Felipe Barbosa Bombonato (Farmer, Babet)
Mike Schwitter (Laborer, Feully)
Sarah Cetrulo (Inkeeper’s wife)
Monté J. Howell ( Innkeeper, Combeffere)
Robert Ariza ( Constables, Fauchelevent, Jean Prouvaire)
Nicholas Edwards (Constables, Montparnasse)
Steve Czarnecki (Factory foreman, Champmathieu, Brujon, Fight Captain)
Mary Kate Moore (Factory girl)
Maggie Elizabeth May (Old woman)
Julie Cardia (Wigmaker)
John Ambrosino (Bamatabois, Claquesous)
Christopher Viljoen (Courfeyrac)
Gabriel Sidney Brown (Joly)
Matt Moisey (Grantaire, Major Domo)
Ensemble :
Amelia Cormack, Julia Rose Di Piazza, Caitlin Finnie, Talia Simone Robinson, Danielle J. Simmons, Daniel Barryman, Michelle Beth Herman, Liz Shivener, Brett Stoelker, Kyle Timson.

Montréal
7 février 2018
Salle Wilfrid-Pelletier (PDA)
Parterre : H-35

Critique :
Le retour des Misérables à Montréal a eu lieu hier soir. On nous avait promis la renaissance de ce classique de la comédie musicale. Après un succès durant plus de deux ans sur les planches de Broadway, voilà que le reste de l’Amérique avait elle aussi le droit de s’émerveiller devant ce spectacle acclamé par les critiques de New-York.

Un seul mot nous vient à l’esprit : déception ! Dès l’ouverture, le nouveau Jean Valjean purge sa peine sur un navire… en ramant ! Qu’allions-nous découvrir par la suite ?

Bien sûr, la nouvelle mise en scène est impressionnante et on adore les peintures de Victor Hugo en toile de fond. Tout comme les nouveaux décors, imposants… Mais pourquoi ne pas avoir conservé les arrangements musicaux originaux ? Le succès des Misérables repose notamment sur la musicalité. Or, dans cette production, on a l’impression que la plupart des chansons, pour ne pas dire toutes, sont passées en « fast forward » pour tenir dans le temps alloué. De fait, l’œuvre est dénaturée et on se sent berné. Rien de moins !

Il y a bien sûr certains aspects positifs, comme les confrontations entre Javert et Valjean, qui sont merveilleuses, tout en rivalité. Et on saluera la talentueuse troupe. Notre coup de cœur va sans conteste à Nick Cartell, qui offre un Jean Valjean à la voix puissante tintée d’intonation lyrique pleine de sincérité. Sa présence efface presque les autres interprètes. D’ailleurs, sa sublime interprétation de « Bring Him Home » soulève la foule, qui était restée très discrète jusque-là. Josh Davis, en Javert, nous a aussi époustouflés, avec une apothéose lors de la scène du suicide, intelligemment mise en scène. Marius, interprété par le jeune Joshua Grosso, a quant à lui séduit le public dès ses premières notes. En revanche, nous attendions une performance exceptionnelle des Thénardier mais elle n’est pas venue. Le talent des artistes (J. Anthony Crane et Allison Guinn) n’est pas en cause : ils ont mis toute leur énergie au service de leurs rôles mais les nouveaux arrangements musicaux ne mettent pas en valeur leurs prestations. C’est dommage.

Si vous êtes fans des Misérables et que vous avez assisté aux nombreuses tournées de ce spectacle, vous risquez d’être déçus. En revanche, si c’est votre première fois et que vous ne pouvez comparer, ce spectacle pourrait vous plaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *