Saturday Night Fever

Saturday Night Fever

Nicolas Archambault et la troupe de Saturday Night Fever © Guillaume D. Cyr

Tony Manero, jeune Italo-Américain de Brooklyn qui ne vit que pour la danse et tombe amoureux de la belle Stéphanie… Proche du film, ce spectacle musical, festif, avec de gros effets visuels mettra à l’honneur à travers des personnages forts et poignants la musique, la danse et la fête, grâce notamment aux tubes issus de la bande originale cultissime du film revisités par des DJ et artistes les plus courus du moment.

Mise en scène & chorégraphie : Stéphane Jarny
Scénographie : Stéphane E. Roy
Adaptation québécoise et co-chorégraphe : Nicolas Archambault
Chorégraphe : Malik Le Nost
Direction d’acteur & conception du livret : Agnès Boury
Adaptation du livret québécois : Serge Denoncourt

Distribution :
Nicolas Archambault, Wynn Holmes, Amélie B. Simard, Joseph Martin, Matthieu Lévesque, Gwendal Marimoutou, Nevedya, David Latulippe, Juliana Casas Herrera, Chad Erick Concepcion, Andréa Condorelli, Kristian Dalisay, José Flores, Cyndie Forget-Gravel, Alexandre Francoeur, Chris McCarthy, Lauri-Ann Lauzon, Cassie Mainville, Sarah Steben, Alexandra Trovato,

Montréal
15 mars 2018
Théâtre St-Denis 1
Parterre : Q-13

Critique :
Les boules disco étaient à l’honneur lors de la première montréalaise de Saturday Night Fever. Après le triomphe rencontré l’été dernier à Québec, la troupe se retrouve de l’autre côté de l’autoroute 20 pour embarquer ce public friand de spectacle musicaux. Avant même le début de la représentation, l’ambiance est festive tant le spectacle était attendu de pied ferme dans la métropole. Entre un accueil mitigé en France et un succès indéniable à Québec, qu’en sera-t-il pour Montréal ?

Dès les premiers mots de Gwendal Marimoutou (DJ Monty), on observe que le texte a été spécifiquement adapté pour le Québec ; Gwendal se qualifie même de « maudit Français », ce qui fait rire le public. Les expressions québécoises sont distillées tout au long du spectacle, très appréciées par l’assistance.

Sur une scène tournante, encadrée par de nombreuses projections qui situent les lieux de l’action, les vingt interprètes-danseurs se déhanchent et donnent de la voix sur la scène du St-Denis ! On peut dire qu’ils mettent le feu !

Bien sûr, Saturday Night Fever n’est pas uniquement constitué de danse et de musique. Il y a aussi une histoire : Tony, le dieu de la danse, adulé par les femmes et envié par les hommes, trouve son épanouissement tous les samedis soirs sur la piste de l’Odyssée. Le spectacle suit son parcours et les difficultés rencontrées avec ses amis, sa famille et ses petites-amies. De fait, la star est sans conteste Nicolas Archambault, qui interprète le rôle. Sa façon de danser, de bouger et son sex-appeal font saliver la gent féminine… et le reste de la salle. Malgré quelques faiblesses au niveau du jeu, il a un talent inné pour la danse. Son acolyte, Wynn Holmes (Stéphanie) impressionne elle aussi par son savoir-faire en danse ; elle possède une technique sans faille. On regrettera néanmoins que son accent anglophone trop prononcé pose des problèmes de compréhension. Cependant, le couple offre des prestations époustouflantes. Un immense bravo au chorégraphe, Malik Le Nost, qui a su créer ces chorégraphies impressionnantes !

Saturday Night Fever, ce sont aussi 17 chansons, toutes remises au goût du jour. On retrouve donc avec plaisir les succès qui ont fait du film un classique du genre. En outre, le succès repose sur la troupe extraordinaire. Les danseurs et danseuses offrent des prestations à couper le souffle. À chaque numéro, le public en veut toujours plus et il est servi. Nous avons particulièrement apprécié le talent du couple latinos. Le trio de chanteurs (Gwendal Marmoutou, David Latulippe et Nevedya) fait quant à lui se lever les spectateurs !

On aime donc Saturday Night Fever pour sa mise en scène, ses chorégraphies, ses interprètes, ses costumes et décors fabuleux, sans oublier les chansons entraînantes. En revanche, on apprécie moins l’interaction sur vidéo avec les parents de Tony, qui nuit au rythme du spectacle, la faiblesse du second acte et le jeu du couple vedette.

Malgré tout, Saturday Night Fever est un spectacle à découvrir. Entraînant, amusant et nostalgique, il semble assuré de remporter le succès pressenti à Montréal aussi.

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