Chantons sous la pluie

Chantons sous la pluie

chantons_sous_la_pluieEn 1927, Don Lockwood, star du cinéma muet, a pour partenaire Lina Lamont, actrice à la voix de crécelle. Celle-ci est persuadée que la relation amoureuse qui les unit à l’écran les unit aussi dans la vie. Ils sont engagés tous deux par les studios Monumental Pictures. Les jours du cinéma muet sont comptés lorsque sort Le Chanteur de jazz, premier film parlant de l’histoire du cinéma. Lockwood et son partenaire Cosmo Brown sont en train de tourner selon ce nouveau procédé, le prochain « Lockwood et Lamont », Le Spadassin royal (The Dueling Cavalier). Mais la voix de Lina Lamont est trop désagréable et Cosmo décide de la faire doubler par Kathy Selden, jeune danseuse à la voix chaleureuse.

Équipe de création :
Nacio Herb Brown / Arthur Freed (Musique)
Betty Comden / Adolf Green (Livret)
Denise Filiatrault (Mise en scène)
Yves Morin (Adaptation française)
Olivier Loubry / Maud Saint-Germain (Chorégraphies)

Distribution :
René Simard (Cosmo Brown)
Renaud Paradis (Don Lockwood)
Marilou Morin (Kathy Selden)
Pascale Desrochers (Lina Lamont)
Yvan Benoît (Arthur Simpson)
Jacques Girard (Roscoe Dextera)
Normand Carrière (Rod)
Danièle Lorain (Dora Bailey / Miss Dinsmore)
Marco Ramirez (professeur de diction)
Dominic Lorange (Tenor)
Karine Belly (Zelda Zanders)
Jean-Philippe Poulin (Jeune Don Lockwood)
William Loiseau (Jeune Cosmo Brown)

Ensemble :
Shantal Bard, Lydia Bouchard, Jocelyn Coutu, Daniel Delisle, Brigitte Désy, Chantal Dauphinais, Serge Groulx, Bonne Jordan, Mathieu Lorain-Dignard, Olivier Loubry, Micheal Daniel Murphy, Claudine Olivier, Maud Saint-Germain, Shana Troy, Christian Vézina.

Montreal :
9 juillet 2012
Salle Pierre-Mercure (Centre Pierre Péladeau)
Parterre : M-36

Critique :

Le Festival Juste pour rire ne fait jamais les choses à moitié. Pour la grande première de sa comédie musicale Chantons sous la pluie, qui a eu lieu sous un soleil de plomb, les spectateurs ainsi que les invités de marque ont tous été accompagnés par des hôtesses — joliment vêtues d’un magnifique imperméable jaune et sous un adorable parapluie rouge — pour franchir les portes du théâtre et ce, sous une magnifique pluie… spécialement créée pour l’occasion… !

Mais attention, l’éblouissement ne fait que commencer. Tout a été mis en oeuvre pour faire de Chantons sous la pluie un succès instantané : un public déjà conquis d’avance — nous n’avons qu’à penser à tous ces « baby-boomers » adeptes du film de 1952, une distribution à couper le souffle, huit musiciens cachés mais qui offrent une merveilleuse musique « live », un décor considérable, une traduction française des plus réussies et surtout une histoire que tout le monde connait. En effet, cette histoire nous ramène en 1927 où une star du cinéma muet, Don Lockwood, ainsi que sa partenaire, Lina Lamont, actrice à la voix désagréable, doivent faire la transition du film muet au film parlant… mais non sans déboires. En effet, le bon ami de Don, le très désopilant Cosmo Brown, a concocté un nouveau film — le Chevalier dansant — mais la voix exécrable de Lina Lamont risque de faire fuir le public… heureusement, la jeune danseuse Kathy Selden arrive à la rescousse…

Denise Filliatrault offre, encore une fois, une production hors du commun. On y découvre son incroyable talent pour la mise en scène et pour le « casting ». Elle nous offre un très grand cadeau en nous ramenant sur scène le non moins talentueux René Simard qui nous offre un Cosmo des plus mémorables. Son numéro, lors de la scène « Rires aux larmes », nous a démontré, une nouvelle fois, son talent inné pour la danse et le chant. Une prestation qui a d’ailleurs été saluée par le public à grand coups de « Bravo » ! On aimerait le voir continuellement sur scène. Son acolyte, Don Lockwood, est interprété par Renaud Paradis qui, malheureusement, manquait un peu de naturel côté jeu. En revanche, ses prestations dansantes, tout comme ses parties chantées, étaient tout simplement époustouflantes. La jeune Marilou Morin, en Kathy Selden, nous a démontré que Chantons sous la pluie ne sera certainement pas sa dernière présence sur une scène musicale. Par ailleurs, celle qui a volé royalement la vedette de ce fantastique spectacle est sans aucun doute la très talentueuse Pascale Desrochers qui a livré une Lina Lamont tout simplement majestueuse ! À chacune de ses apparitions, le public était suspendu à ses lèvres. Quelle prestance !

Le clou du spectacle se déroule à la fin du premier acte… soit l’indescriptible scène de la chanson « Je chante sous la pluie » qui est un des grands moments de ce spectacle : une chute de pluie, un bassin d’eau et un Renaud Paradis qui nous fait un numéro de claquettes des plus ahurissants. Du jamais vu sur scène à Montréal ! Nous avons adoré, aussi, les nombreux numéros de claquettes qui ont été mis en valeur par une troupe d’une qualité incroyable.

Chantons sous la pluie restera dans les annales de la comédie musicale au Québec. Jamais un spectacle n’aura réussi à rassembler autant de talents sur une même scène !
Si les applaudissements à tout rompre sont un gage de succès… alors le pari est gagné pour la comédie musicale Chantons sous la pluie.… Souhaitons-lui que l’aventure se déplacera un peu partout au Québec… et pourquoi pas à Paris ?!

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