Le petit Chaperon rouge, Cendrillon et ses méchantes belles-sœurs, Rapunzel, Jack et le haricot magique, le grand méchant loup… Nous connaissons tous leur histoire. Mais que se passerait-il si on ajoutait au tableau un boulanger et sa femme, incapables de concevoir un enfant à cause du sort d’une méchante sorcière ?
Équipe de création :
Stephen Sondheim (Paroles)
Stephen Sondheim (Musique)
James Lapine (Livret)
Manon Carrier (Adaptation Française)
Christian Champoux (Mise en scène)
William Lévesque (Direction musicale)
Distribution :
Sandy Sirois (Belle au bois dormant)
Hélène Nadeau (Belle-Mère Cendrillon)
Ariane Cossette (Blanche-Neige)
Yannick Vézina (Boulanger)
Geneviève Demers (Cendrillon)
Manon Carrier (Femme du boulanger)
Dalyane Gauthier-Dumas (Florinda)
Kathleen Duchesne-St-Louis (Géante / Mère de Cendrillon)
François Gagné (Homme mystérieux)
Benoît Pruneau (Intendant)
Anthony Leclerc (Jack)
Patrick Carrière (Loup / Prince Cendrillon)
Paule Vermont-Desrochers (Lucinda / Mamie)
Jessika Munger (Mère de Jack)
Martin Francoeur (Narrateur)
Élisabeth Deshaies (Petit chaperon rouge)
Samuel Rodrigue (Prince Rapunzel)
Samirah Dupuis (Rapunzel)
Josée St-Arnault (Sorcière)
Trois-Rivière
16 juillet 2011
Salle Anais-Allard-Rousseau
Parterre : C-7
Critique :
Présenter un classique de Sondheim, comme le très acclamé Into the Woods dans une version française qui plus est, représente un défi que les Productions de la 42e rue ont su relever et ainsi faire découvrir cette magnifique pièce à un public conquis.
Avoir une troupe de dix-huit acteurs-chanteurs sur scène n’est pas une mince affaire : il faut diriger tout ce beau monde d’une main de maître. Christian Champoux, le metteur en scène de Promenons-nous dans les bois, possède un réel talent à mettre en place tous ces personnages. Il faut dire qu’il a l’avantage de diriger une troupe des plus admirables : l’excellent Patrick Carrière nous offre un Prince snob et égocentrique, comme on les aime ; Geneviève Demers, quant à elle, nous présente une Cendrillon toute en voix mais, en même temps, avec une douceur toute naturelle. Enfin, Josée St-Arnault, en sorcière, nous présente un jeu sincère et authentique et ce, sans oublier sa forte voix qui ferait frémir n’importe quel géant ! Une mention spéciale au narrateur qui a su mettre en valeur toute la subtilité de ce conte.
L’adaptation française de Manon Carrier, est presque en tout point fidèle au livret de James Lapine et aux paroles de Stephen Sondheim. Manon Carrier, qui fait également partie de la troupe, est superbe dans son rôle de la femme du boulanger.
On doit également mentionner le travail colossal qui a été exécuté par les créateurs des décors. Ils font un effet incroyable et ce, malgré le peu de budget consacré à ce poste. Enfin, l’orchestre de onze musiciens donne à cette œuvre une sonorité tout à fait ravissante !