Cendrillon

Cendrillon

cendrillonOrpheline, Cendrillon grandira avec une belle-mère meurtrière et deux ridicules demi-sœurs. Enfermée et maltraitée, elle développe des troubles psychologiques. Pour endurer les traitements inhumains infligés par ces trois dernières, elle se réfugie dans une réalité parallèle. Durant ce temps, Timothée, jeune homme surprotégé rêvant de liberté, espère trouver l’amour pour quitter cette prison qu’est devenu le foyer familial.

Équipe de création :
Isabelle De Sève (Danse / cChorégraphies)
Marie-Ève Girard (Théâtre / textes)
Sidney C.-Nadon (Conception sonore)
Marie-Christine Gagnon (Costumes)

Distribution :
Émilie d’Amour (Cendrillon)
Mathieu Lebel (Timothée)
Charleyne Bachraty (Anastasie)
Nero Gérard Abou (Marraine)
Stéphanie Babin (Danseuse)
Pierre Baumard (Me De la Palette)
Marie-Noëlle De Sève (Gus)
Andréanne Dumont (Danseuse)
Anne-Marie Pilon (Belle-mère)
Julie Villeneuve (Javotte)
Jennifer Hébert (Albertine)
Catherine Leroux (Jester)
Caroline Caissie (Charlie)
Élisa Bruni (Danseuse)
Constance Lepage (Danseuse)
Irina Marinescu (Danseuse)

Montréal
13 mai 2011
Théâtre Plaza
Admission générale

Critique 

Revisiter l’histoire de Cendrillon et en faire une comédie musicale, voilà ce qu’a fait la troupe Crème Brûlée avec une Cendrillon des plus disjonctées et accablée d’une belle-mère des plus sadiques, rôle tenu d’une main de maître par Anne-Marie Pilon. Ses filles, Javotte et Anastasie, interprétées respectivement par Julie Villeneuve et Charleyne Bachraty, offrent une prestation juste et délectable. Tout le bonheur de la pièce nous arrive par Émilie d’Amour (Cendrillon) qui subjugue le public par sa puissante voix mais, elle devrait retenir quelque peu ses envolées vocales ; son jeu ne s’en porterait que mieux.
Timothée, le jeune protégé du père, est remarquablement bien interprété par le jeune Mathieu Lebel. Mathieu, qui possède la séduction comme arme, rayonne du côté de la danse et du chant. En revanche, il devrait porter une attention particulière à son jeu et ce, en tentant d’être plus naturel lors des textes parlés. La révélation de la pièce est sans aucun doute Catherine Leroux (Jester). Elle a tout pour réussir dans le monde de la comédie musicale dont une présence scènique qui ferait mourir d’envie certaines de nos comédiennes les plus chevronnées.

Tout comme La Mariée Cadavérique, qui fût présentée en juin 2010, Cendrillon offre au public une bande sonore sur des échantillonnages de musique pop d’hier et d’aujourd’hui : le tout sur fond électronique. En contrepartie, les chorégraphies très diversifiées en mettent plein la vue aux spectateurs. Nous avons même droit à un numéro de claquettes des plus tonifiants !

En somme, Cendrillon est un bon divertissement avec une troupe talentueuse qui a l’originalité de proposer, à partir d’un conte, une histoire qui sort de l’ordinaire.

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