L’histoire d’une famille au destin extraordinaire, des chansons devenues des classiques que l’on aime réentendre, voilà la magie de La mélodie du bonheur, un film et une comédie musicale mythiques. Cet été, laissez-vous prendre à la magie de cette nouvelle production qui, avec ses 30 comédiens, chanteurs et danseurs, et surtout grâce à la mise en scène de Denise Filiatrault, n’aura rien à envier à toutes celles qui, depuis 1959, ont fait vibrer des millions de spectateurs partout sur la planète
Équipe de création :
Oscar Hammerstein II (Paroles)
Richard Rodgers (Musique)
Howard Lindsay / Russel Crouse (Livret)
Yves Morin (Traduction / adaptation)
Denise Filiatrault (Mise en scène)
Jean Bard (Décor)
Monik Vincent (Choégraphies)
Distribution :
Florie Gauthier-Valiquette (Maria Rainer)
Robert Marien (Cap. Von Trapp)
Jean-François Blanchard (Ad.Von Schreiber)
Normand Carrière (Max Detweiler)
Marie-Pierre de Brienne (Liesl / Religieuse)
Noëlla Huet (Mère Abbesse)
Stéphane Jacques (Franz)
Hugo Lapierre (Rol Gruber)
Isabelle Lemme (Elsa / Religieuse)
Élisabeth Lenormand (Soeur Sophia)
Marie-Claude Michaud (Soeur Berthe)
Claudine Paquette (Soeur Marguaretta)
Marie-Christine Perreault (Frau Schmidt / Rel.)
Dorothéa Venture (Baronne Elberfeld)
Daniel Delisle (Rôles divers)
Thiery Dubé (Herr Zeller)
Les enfants :
Jérémie Boivin-Côté, Ludovic Rolland-Marcotte (Friedrich), Frédérique Cyr-Deschênes, Anne-Justine Guestier (Louisa), Marco Bocchichio, Jean-Christophe Melançon (Kurt), Frédérique Mousseau, Arianne Poirier (Brigitta), Audrey-Louise Beauséjour, Alison Carrier (Marta), Éloise Bisson, Alexandra Sicard et, Romane-Frédérique Guay (Gretl).
Musiciens:
Pierre Benoït (Clavier / Direction musicale)
Lucie Cauchon (Clavier / Assistante Dir.musicale)
Karl-Hugo Van De Kerckhove (Clavier)
Marc Bonneeau (Percussions)
Philippe Dunnigan / Heather Schnarr (Violon)
Jacques Roy (Contrebasse)
Patrick Vetter (Clarinette / flûte / Piccolo)
Montréal
28 juin 2010
Salle Pierre-Mercure
Parterre : M-30
Critique :
Attendue avec impatience par les inconditionnels de Julie Andrews, de Petula Clark, de Christopher Plummer et de la féerie « à l’américaine », cette Mélodie du bonheur s’annonce comme l’événement culturel de l’été.
Pour relever ce défi historique et mettre en scène ce grand spectacle – plus de 30 chanteurs et comédiens dont 13 enfants –, les producteurs ont très naturellement fait appel à Denise Filiatrault, qui, avec My Fair Lady, Sweet Charity, Neuf et Un violon sur le toit l’an passé, a prouvé qu’elle savait comme personne faire vibrer le Québec au rythme de Broadway.
La 28 e édition du Festival Juste pour rire de Montréal démarre en grand avec la présentation de la comédie musicale La Mélodie du Bonheur. Cette production tant aimée des petits et des grands a su, en ce soir de première, démontrer que, malgré l’âge et le sujet de la pièce, elle peut encore éblouir le public.
Il faut dire que cette production a droit à une distribution des plus remarquables : une Maria interprétée par une jeune soprano très talentueuse, Florie Gauthier-Valiquette, qui, par son jeu et sa voix, s’empare de ce rôle à sa façon et c’est très bien réussi. Robert Marien, toujours égal à lui-même, nous offre un Capitaine Von Trapp austère à tel point que le public en frémit. Mais, lors des passages plus tendres, on lui pardonne rapidement ce petit côté rêche tellement il sait comment effleurer les émotions. Ce rôle lui va à ravir. On ne peut passer sous silence l’incroyable Noëlla Huet qui, comme elle l’avait fait à Toronto dans la version anglaise, nous présente ici une Mère Abbesse très tendre et très agréable. Une note spéciale aux enfants, qui ont su, par leurs voix, leurs gestes et leurs quelques faux pas, faire en sorte que le spectacle fût amusant.
Cinq tableaux ornent cette production dont la fameuse colline, l’église, la résidence des Von Trapp, entre autres, et ils sont tous très imposants et fonctionnels. Jean Bard a accompli un travail colossal côté décors, tout comme les costumes très représentatifs de l’époque. La traduction signée Yves Morin colle bien à l’histoire, les dialogues comme les chansons ont gardé l’esprit de cette histoire d’amour sur fond de montée du nazisme.
Pour la musique, le public a eu droit à sept musiciens « live ». En revanche, le fait qu’ils étaient placés sous la scène a peut-être fait en sorte que le son n’était pas des meilleurs pour ce genre de production. D’un autre côté, espérons que d’autres productions suivront l’exemple de la Mélodie du Bonheur en ce sens.
La Mélodie du Bonheur est et sera toujours un divertissement pour toute la famille. En effet, jeunes et moins jeunes y trouveront un plaisir absolu.